Allemagne

[DE] Contrôle des spots publicitaires pour les sonneries téléphoniques

IRIS 2005-6:1/20

Max Schoenthal

Berlin

Selon une étude récente des programmes ordonnée par l'office commun pour les programmes, la publicité et la compétence des médias (GSPWM) des instances de régulation des länder, la publicité diffusée sur les quatre chaînes musicales allemandes porte majoritairement sur les sonneries téléphoniques. Jusqu'à 90 % du temps réservé à la publicité est exclusivement consacré à la diffusion de ce type de spots. Lors de sa réunion du 16 mars 2005, l'office commun a également constaté que, sur deux chaînes, la limite supérieure autorisée de douze minutes par heure pour la diffusion de publicité avait, dans certains cas, été dépassée ; dans un des cas, ce temps s'est élevé à plus de dix huit minutes de publicité par heure. L'office commun a, par conséquent, recommandé aux instances de régulation des länder de placer les chaînes sous surveillance juridique. Cela signifie que les deux chaînes auront, dans un premier temps, la possibilité de prendre position.

Aucune autre infraction aux dispositions du traité inter-länder sur la radiodiffusion ni contravention aux directives sur la publicité n'ont, par ailleurs, été constatées. Le fait que les chaînes diffusent une grande quantité de publicité pour les sonneries de téléphone mobile ne constitue pas, en soi, une infraction au droit des médias.

Cependant, la Kommission für Jugendmedienschutz (commission pour la protection des mineurs dans les médias - KJM) doit à présent évaluer dans quelle mesure la publicité pour les sonneries exploite l'ingénuité des enfants et des jeunes. Selon le traité inter-länder sur la protection des mineurs, la publicité ne doit comporter aucune incitation directe à l'achat profitant de l'inexpérience et de la crédulité des enfants et des jeunes. La publicité pour les sonneries de téléphone représente surtout un danger dans la mesure où les enfants et les jeunes évaluent mal les coûts du téléchargement, soit parce que les informations concernant le prix sont affichées dans une écriture bien trop petite, soit parce qu'il existe des obligations d'abonnement.


Références

  • Pressemitteilung der GSPWM vom 16. März 2005
  • Communiqué de presse de la GSPWM du 16 mars 2005

Cet article a été publié dans IRIS Observations juridiques de l'Observatoire européen de l'audiovisuel.